Vallée
de Dadés :
La
vallée du Dades, route des mille kasbas.De
Ouarzazate à Boulmane du Dadès, vous
allez découvrir sur 170 km, un des plus étonnants
paysages du Maroc. Coincé entre le jbel Sarho
et le massif du Haut-Atlas, l'oued Dadès serpente
dans un paysage aride et désertique pour réussir
à alimenter une série d'oasis Tout au
long du circuit, adossées à des falaises
de couleurs ocres, terres brulées, et rouges,
les kasbas, grandes batisses fortifiées, témoignent
de l'insécurité qui reignait autrefois
dans ces régions. Souvent abandonnées
au profit d'un habitat plus moderne, elles sont aujourd'hui
menacées, el Kabbaba, Dar Aïchil, Dar
Aït Souss,Amerhidi. |
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La
palmeraie de Skoura fondée au XIIème
siècle par Yacoub el Mansour, vous invite comme
un îlot de verdure à la parcourir. L'oued
Skoura et Amerhidil irriguent de nombreuses cultures
de datiers, figuiers, amandiers, ici sont produit
les meilleurs dattes du Maroc C'est aussi le refuge
en hiver de nombreux oiseaux migrateurs. Parmis les
nombreuses kasbas de l'oasis,celles de Ben Moro et
d' Amerhidil méritent le détour. Ensuite,
la route conduit jusqu'à la plus belle des
roseraies de la vallée. Dès Boulmane,
la vallée se resserre, la végétation
devient plus rare, vous entrez dans les gorges du
Dadès.
Deux falaises à pic de 300 mètres de
hauteur séparées par un étroit
couloir d'une vingtaine de mètres. Un spectacle
inoubliable. |
Vallée de Draa :
Oasis, mot magique. Havre de paix, de douce abondance après
les turpitudes du désert. La vallée marocaine
du Draa est, elle, une oasis immense. Elle étire
ses méandres d'Agdz à Mhamid, sur près
de deux cents kilomètres
Casbah près de Tansikht: les citadelles de terre
sont des témoins des affrontements entre tribus berbères.
Pays berbère, né de l'union de la montagne
et du désert, de la rencontre de l'eau et du soleil.
De l'Atlas et du Sahara. Car la richesse de la vallée,
ce sont les dattes. Seize variétés différentes
y ont été recensées qui, sur deux millions
de palmiers-dattiers, produisent annuellement vingt mille
tonnes de dattes.
De Ouarzazate, tandis que la route se tortille jusqu'au
col de Tizi n'Tinififft (1660 mètres) à travers
les paysages noirs et décharnés du djebel
Sarhro, l'oued Draa, invisible, taille son chemin dans la
croûte terrestre.
C'est
à Agdz qu'on rejoint l'oued. Apparaît
d'abord le massif du djebel Kissane qui domine la
ville et une houle verte qui s'étire jusqu'au
bout de la vue: la palmeraie.
Dans l'Antiquité, le Draa était le plus
long fleuve permanent du Maroc. Ses eaux, prenant
naissance près de Ouarzazate, se jetaient dans
l'océan Atlantique après une course
de mille kilomètres. Les vieux textes parlent
d'une région prospère et même
de crocodiles. Aujourd'hui, régulé par
le barrage El Mansour, le Draa abreuve généreusement
sa vallée avant de se perdre dans les sables,
au-delà de Mhamid. |
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Malgré tout, on doute que l'Antiquité
soit si lointaine; sur les chemins de terre, ânes
et mulets vont d'un trot sec, les bastes pleines de légumes
et de dattes, et partout, c'est un peuple voué aux
traditions qui vaque à ses besognes séculaires:
jeunes femmes transportant du bois de feu sur leur dos,
gamins tirant l'outre du puits ou courant, pieds nus, derrière
un cerceau de fer, mule traversière qui transbahute
des piétons en djellabah d'une rive à l'autre,
une lessive étalée sur la roche d'une colline.
Lauriers-roses, joncs, acacias, tamaris. Les heures extrêmes
enluminent d'or rouge la surface de l'oued. C'est aussi
l'heure où les hérons font le pied de grue,
où les djebels s'allument comme des couronnes impériales,
où les ombres s'allongent ou se raccourcissent. On
voudrait boire la lumière. On voudrait que jamais
le jour ne s'allume ou ne s'éteigne tout à
fait.
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Ouriz.
Amrâd. Timiderte. Tamsikht. Villages de pisé
(mélange de terre, de paille et d'eau), posés
sur des terres infertiles qui dominent la palmeraie.
Minarets roses, ou verts ou blancs. Des hommes en
djellabah palabrent avec le détachement de
ceux pour qui le paradis d'Allah sera encore plus
beau que leur vallée.
Dans le sud marocain, on vit au rythme du jour et
de la nuit, des saisons et de son cœur. Et du
thé vert à la menthe qu'on sirote infatigablement
à la terrasse des cafés. Versé
de très haut dans les verres, la pluie de thé
symbolise l'union du ciel et de la terre. Mais ici,
on ne compte pas sur la pluie pour cultiver. La palmeraie
occupe la surface de la nappe phréatique, les
jardins sont irrigués. |
S'égarer dans la palmeraie fait partie du voyage.
D'ailleurs, on ne s'y perd pas trop; le Draa, ou un djebel,
ou le soleil, suffit à s'orienter. Où alors,
c'est un fellah sur son âne, qui vous demande où
vous allez. La casbah de Tamnougalt? Impossible de la manquer:
elle est plantée sur sa colline comme pour un décor
de film d'aventure. Des casbahs, il y en a cinquante ou
soixante dans la vallée, dressant leurs tours de
guet de loin en loin.
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